Conan: Le Culte de la Lune d’Obsidienne – James Lovegrove

Bonjour à toustes !

Récemment, j’ai regardé le documentaire « Le Triomphe de la Fantasy », disponible sur France.tv. Un documentaire fort bien réalisé et agréable à regarder, qui revient aux sources de la fantasy et à l’impact de ce genre, de nos jours.

Ce documentaire parlait de l’œuvre de Robert E. Howard et de ses adaptations cinématographiques. Alors quand j’ai vu un « Conan » au milieu de l’opération Masse Critique Mauvais Genres de nos camarades de Babelio, j’ai cliqué. J’ai bien fait. Car me voilà.

Alors, qu’ai-je pensé de cet hommage ? Pour faire très court, c’est divertissant, mais pas parfait : Laissez-moi donc détailler…

📖 Résumé officiel

« Après la mort tragique de Bêlit, capitaine de la Tigresse dont il partageait la vie et les aventures, Conan le Cimmérien a perdu de sa superbe. Dans la cité shémite d’Eruk, désœuvré et sans le sou, il se laisse entraîner par Drusus, un Némédien, dans un cambriolage qui tourne à la catastrophe. Son complice agonisant, le Cimmérien quitte à la hâte les lieux et, pour se remettre du désastre, trouve refuge dans une taverne mal famée.

C’est alors qu’il rencontre Gudrun et Hunwulf, un couple d’Ӕsirs, des Nordiques comme lui, avec qui il se lie aussitôt d’amitié. Les deux époux et leur jeune fils étant traqués depuis dix ans par des tueurs impitoyables – une sanglante vengeance de tribu –, le Cimmérien va devoir reprendre les armes… une bénédiction pour lui ! »

🤔 Mon avis

⚔️ Je ne suis pas un fin connaisseur du barbare en question : je n’en ai vu que l’adaptation cinématographique des années 80. Cela dit, on peut tout à fait apprécier ce roman sans avoir lu l’œuvre canonique. D’autant qu’elle commence fort ! Héros déchu, réduit à la rapine qui tourne mal, notre ami cimmérien ne tardera pas à se trouver embrigadé dans une aventure1… de nounou un peu énervée. Bon, évidemment, notre héros étant plus guerrier qu’Asmat2, ça tourne mal, et nous voilà embarqués dans des aventures au milieu de cet univers empreint de magie noire et de maléfices.

🐉 Premier point fort du livre : l’ambiance. Outre les fort bienvenues lettres fictives de James Allison à son éditeur, l’univers est sombre, sale, inquiétant : D’autant que moult entités maléfiques hantent ces lieux, et que personne n’est épargné, adultes comme enfants. On appréciera notamment les créatures ailées et autres « promenades » dans les bien nommées « Terres Pourries3« , où chaque pas peut être trépas4. Ou encore certaines parties du récit qui… lorgnent vers de l’Indiana Jones mais en version Dark Fantasy.

⏱️ Second point fort : son rythme. On ne s’y ennuie pas. Certes, il fait à peine 300 pages mais j’ai le sentiment que l’auteur a réussi à trouver la bonne recette entre les descriptions de certains décors et les scènes de batailles endiablées5.

👪 Hélas, le texte pèche tout de même par un aspect clé : ses personnages secondaires. C’est dommage, tant l’introduction des deux comparses Gudrun6 et Hunwulf7 (et de leur fils Bjørn8) est particulièrement réussie. Alors que madame se joue des préjugés sexistes en défonçant tout le monde bien proprement, monsieur semble en retrait, plus discret. Mais cela ne dure qu’un temps… Alors qu’on s’oriente presque vers un trio de combattants hors pair9, nos deux personnages finissent par s’éclipser devant notre cimmérien10. La chute est d’autant plus dure du côté de Gudrun, que l’on verra trop peu au combat, plus souvent à se soucier des enfants, alors qu’elle offre un énorme potentiel de badassitude. De quoi lever un ou deux sourcil(s)11

🤔 En conclusion, c’est un roman fun, divertissant, qui se lit avec plaisir, mais qui aurait largement gagné à donner plus de place à ses personnages secondaires. Une lecture vite dévorée, mais peut-être bien, et c’est regrettable, assez vite oubliée…

🗒️ Notes de bas de page

  1. Car Hyborien pour attendre. ↩︎
  2. M’rappelle vaguement un rôle de Schwarzie. Clin d’œil ? probablement ! ↩︎
  3. Comme La Flèche, ou encore Nice. ↩︎
  4. Hey ? Ça claque ou bien ? ↩︎
  5. Ou « encthulhuées », quoi qu’on dirait une insulte. Non, restons sur endiablées. ↩︎
  6. Par pitié, n’appelez pas votre fille Gudrun. ↩︎
  7. Par pitié, n’appelez pas votre fils Hunwulf. ↩︎
  8. Qui, contrairement à ce dont on pourrait s’attendre, ne vend pas de biscottes et autres laits végétaux dans votre supermarché habituel. ↩︎
  9. Un trio hors pair, ça fait quoi, trois demi ? ↩︎
  10. Et non pas, comme le titre le laisserait penser, une lune d’obsidienne. Qui n’est pas non plus une allégorie de mon BREF. ↩︎
  11. Ou trois. Quoi qu’il est plus courant de n’en avoir qu’un seul. ↩︎

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *